Le marché aux chevaux de Paris (1662-1789) : un espace, des usages, une police - Campus AAR Accéder directement au contenu
Thèse Année : 2023

The Paris horse market (1662-1789) : one pace, many uses, one police

Le marché aux chevaux de Paris (1662-1789) : un espace, des usages, une police

Elisabeth Rochon
  • Fonction : Auteur
  • PersonId : 1287002
  • IdRef : 272126810

Résumé

Under the Old Regime, the horse was the pillar of French society. It supported the economy, production, transportation, the world of work and the development of cities. It populated both urban centres and the countryside. Its commercialization went through the network of fairs and urban markets. In the 18th century, Paris experienced a strong growth in population and trade. In order to meet its needs, the capital consumed a large quantity of horses. These were traded in the private stables of horse merchants and in the public market, established from 1662 on the left bank, in the faubourg Saint-Victor. Every Wednesday and Saturday, the market gathered Parisians and fairground people. Horse traders and brokers, customers, farriers, renderers and gagne deniers worked there. The horse market, which was organized by the lieutenant général de police du Châtelet, was at the intersection of different urban issues: trade, health and safety. From the end of the 17th century, activities at the horse market were carried out in a rudimentary way. Illegal activities such as fraud, theft and the resale of stolen horses became a common occurrence. The presence of these animals was also a source of urban dangers: traffic issues, accidents and spread of epizootics. Market users were affected by a multitude of royal and police ordinances. However, the absence of regular police oversight at the market, coupled with a lack of specific facilities dedicated to the horse trade, prevented the close regulation of commercial activities. From 1760, Antoine de Sartine, lieutenant général de police, made the horse market the focus of his interventionism. His intention was to centralize the equine trade and its actors as much as possible to make them easier to regulate. This new investment by the police stemmed from the administration’s general reflections on the management of Parisian markets. Two major reforms were involved in structuring the horse market: the physical redesign of the grounds and buildings and the drafting of new regulations. By conducting an extensive survey of the archives produced by the commissaires au Châtelet, among others, this study apprehends the horse market in all its dynamics, up until the early days of the French Revolution.
Sous l’Ancien Régime, le cheval est le pilier de la société française. Il soutient l’économie, la production, les transports, le monde du travail et le développement des villes. Il peuple à la fois les centres urbains et les campagnes. Sa commercialisation passe par le réseau des foires et des marchés urbains. Au XVIIIe siècle, la capitale connaît une forte croissance de sa population et de ses échanges. Afin de répondre à ses besoins, elle dévore une grande quantité de chevaux. Ceux-ci sont négociés dans les écuries privées des marchands de chevaux et au sein du marché public, établi à partir de 1662 sur la rive gauche, au faubourg Saint-Victor. Tous les mercredis et les samedis, le marché rassemble les Parisiens et les forains. Marchands et courtiers de chevaux, clients, maréchaux-ferrants, équarrisseurs et gagne-deniers s’y affairent. C’est tout le « paysage humain du cheval » qui s’y retrouve. Le marché aux chevaux, dont l’organisation est du ressort du lieutenant général de police du Châtelet, se trouve alors à la croisée de différents enjeux urbains : le commerce, la salubrité et la sécurité. Depuis la fin du XVIIe siècle, les activités menées au marché aux chevaux se déroulent dans un cadre rudimentaire. Des activités illégales s’y développent, telles que les fraudes, les vols et la revente de chevaux volés. La présence de ces animaux est aussi une source de dangers urbains : embarras, accidents et transmission des épizooties. Les usagers du marché sont concernés par une multitude d’ordonnances royales et de police. Toutefois, l’absence d’une surveillance régulière au marché, couplée à un manque d’aménagement spécifique dédié au commerce des chevaux, empêche de réguler étroitement les activités commerciales. À partir de 1760, Antoine de Sartine, lieutenant général de police, fait du marché aux chevaux un lieu privilégié de son interventionnisme. L’intention est de réguler le commerce des équidés et ses acteurs à partir de ce pôle spécifique. Ce nouvel investissement de la police s’inscrit dans les réflexions générales de l’administration concernant la gestion des marchés parisiens. La structuration du marché aux chevaux passe par deux grandes réformes : la refonte physique du terrain et de ses établissements et l’élaboration d’un nouveau règlement. En menant une enquête d’envergure dans les archives produites par les commissaires de police du Châtelet, entre autres, l’étude appréhende le marché aux chevaux dans toute sa dynamique, et ce, jusqu’aux premiers temps de la Révolution française.

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Histoire
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Origine Version validée par le jury (STAR)

Dates et versions

tel-04216844 , version 1 (25-09-2023)

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  • HAL Id : tel-04216844 , version 1

Citer

Elisabeth Rochon. Le marché aux chevaux de Paris (1662-1789) : un espace, des usages, une police. Histoire. Université Panthéon-Sorbonne - Paris I; Université du Québec à Montréal, 2023. Français. ⟨NNT : 2023PA01H013⟩. ⟨tel-04216844⟩
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